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Nouvelle du 27 avril 2012
Le procès Oracle / Google, qui s’est ouvert il y a deux semaines devant une cour américaine, a pris hier une tournure assez particulière. Alors que l’heure est à la démonstration de preuves du côté d’Oracle - celui-ci ayant déjà fait porter de nombreux emails internes et échanges au dossier -, les deux ex-dirigeants de Sun, Scott McNealy et Jonathan Schwartz, sont apparus comme témoins. Et surprise, ils ne sont pas en accord.
Ce procès, très controversé dans la sphère Java, est le résultat d’une plainte déposée par Oracle contre Google en 2010. La firme Larry Ellison accuse Mountain View d’avoir violé certaines technologies et propriétés intellectuelles Java avec son OS mobile Android. Oracle a hérité de l’éco-système Java avec le rachat de Sun.
C’est justement dans ce cadre que sont intervenus les deux ex-patrons de Sun. Comme le révèlent nos confrères de Computerworld, alors que NcNealy insiste fortement sur la nécessité des entreprises de disposer des licences pour utiliser les API Java - ce que n’a jamais eu Google - , Schwartz prône davantage l’ouverture de la plate-forme et souligne que, sous son ère, jamais Sun n’aurait trainé Google devant les tribunaux.
Autre point de désaccord, la notion de licence Java. Alors que McNealy reste inflexible, réaffirmant cette même nécessité d’obtenir une licence pour utiliser les API Java, Schwartz prétend que chacun peut utiliser Java sans licence, à la condition de ne pas apposer de logo ou d’affirmer que l’application est compatible Java. Une approche bien moins contraignante, donc, et qui tranche radicalement avec celle de McNealy - qui reprend d’ailleurs les arguments de son ami Larry Ellison.

